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L'art du combat aux échecs (de David Bronstein) - Collection Payot
"Le tournoi des Candidats de Zurich 1953"
Ce livre relate le tournoi des Candidats de Zurich-Neuhausen (1953). L'auteur n'est autre que le grand David Bronstein (qui terminera 2ème du tournoi), joueur à la créativité débordante, prétendant au titre mondial (titre qu'il était à deux doigts d'obtenir, s'il ne s'était pas écroulé sous la pression psychologique en fin de match contre Mikhaïl Botvinnik en 1951, renvoyant ainsi ce dernier à sa deuxième grande passion d'étude d'ingénierie en électricité...). C'est un combat de Titans que nous relate Bronstein...Nous faisant aimablement l'économie de longues et interminables variantes et sous variantes qui ont souvent plus un effet soporifique qu'autre chose...En expliquant les idées cachées derrière les coups, il fait un véritable cadeau au lecteur en lui offrant ainsi l'opportunité de s'immiscer dans la tête d'un prétendant au titre de "challenger", titre qui ne s'obtient qu'en remportant ce tournoi et qui assure, de facto, le droit de défier le Champion du Monde de l'époque Mikhaïl Botvinnik.
L'art de se simplifier la vie tout en compliquant celle de l'adversaire...
Extrait choisi:


Menace supplémentaire ou tentative d'exécution directe?
Dans cette position, Bronstein a sacrifié une pièce pour l'attaque. Son adversaire n'est autre que l'illustre Max Euwe (Champion du Monde des échecs de 1935 à 1937). Bronstein développe alors sa pensée (le pourquoi du comment du parce que du sacrifice en question) et dit concernant son 22ème coup d5:
« Ici, j'ai également envisagé 22.Fb2 et 22.Dh6. Le coup du texte [22.d5] est plus fort: il conserve les deux menaces et en crée une troisième, 23.d6. » David Bronstein
La célèbre citation d'Aaron Nimzowitsch « La menace est plus forte que l'exécution » prend alors tout son sens. Pourquoi chercher à vouloir à tout prix donner un caractère "forcé" à la position? Ce qui trop souvent ne peut que faire le jeu de l'adversaire qui "sous pression" car ne sachant pas d'où le coup de massue peut venir ne demande pas mieux! Mieux vaut préparer l'attaque et lui donner les meilleures chances de réussite.
Pour augmenter vos chances de gagner une partie, cherchez continuellement à vous simplifier la tâche autant que possible tout en compliquant celle de votre adversaire au maximum.
En différant leur attaque les blancs assurent à la partie un caractère "casse-tête-chinois" pour l'adversaire et "qu'est-ce qu'on s'éclate" pour le conducteur de l'attaque (une ligne directe aurait permit au noir d'y voir un peu plus "clair" notamment celle qui regagne la pièce par 22.Fb2 Rg7 23.d5+ f6 24.dxCc6 Dxc6 et c'est même les noirs qui sont mieux maintenant!).

David Bronstein
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La note Echecs-X: ![]()
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